Petit article de 2018 mais reste honteux, ça m'énerve

https://www.causeur.fr/theories-feministes-absurdes-golden-globes-149031

L'article débine les féministes "extrémistes" en défendant trois points en 2018, donc on n'est pas en 1893, mais 2018. On est à la naissance de metoo. Sauf que rien n'a changé depuis et puis l'article m'a pompé, même si peu de surprise, vu les signataires, les "journalistes" du "magazine".

  1. « On n'a pas à se plaindre, on se victimise comme des folles, parce que « c’est pire dans les pays arabes" : tous pays peut s'occuper de son propre pays. Personnellement, j'ai été agressée chez moi, dans mon lit, pas en Iran. La religion qui était celle du catholissisme qui a autant avalé la misogynie de mes grands-mères que celle des femmes en Afghanistan. On est d'accord, un extrémisme violent est pratiqué là-bas dans toutes les strates du quotidien. En quoi les féministes françaises ne s'emparent-elles pas de ce sujet, alors que c'est le cas ?

Elles soutiennent les femmes qui enlèvent le voile par choix, celles qui se baladent seules et nues, celles qui choisissent de mettre le voile, quand en France on continue à les violer tout autant, quand en France on les stigmatise, quand on est complètement obsédé par les vêtements des femmes. Que ce soit religieux ou pour sortir le soir, pour aller au lycée en croptop ou au travail en talons.

La mauvaise fois de cet article est affligeante et anti-scientifique et ses propos ne sont pas factuels. Tu parles d'un journalisme. C'est uniquement de l'engagement dans le conservatisme et la misogynie qui privilégient votre monde et votre quotidien bien dodu.

  1. On se victimise donc, « on se rend incapables de se défendre toutes seules ». Ben écoutez : on n'a toujours pas trouvé comment se défendre tant qu'on n'apprend pas un art martial, et quand bien même, personnellement, la peur peut me figer totalement, on ne considère pas non plus que ce soit NORMAL d'avoir peur, de se méfier, de ne pas sortir à certaines heures ou certains endroits, parce que d'une ça change rien, et de deux on a pas à s'interdire quoi que ce soit. On se victimise alors ? On n'est pas des choses fragiles qui luttent en vain ? Non, on essaye, on sort, on s'habille comme on veut, mais ça change rien. Toutes les femmes ont subis et énormément d'enfant, beaucoup d'hommes aussi. Nous ne pouvons pas nous défendre toutes, contre un homme et sa force. L’article continue : « on a inventé les flics pour vous aider ». Ben écoutez : les flics, et des milliers de témoignages l'ont montré aussi : non, ils ne m'ont jamais aidée. Faut pas dire jamais : une fois, un clodo tambourinait à ma porte à minuit, j'ai appelé les flics, ils l'ont emmené dehors. J'avais même de la peine pour lui mais j'avoue, ils sont intervenus. Il paraît qu'il ne faut pas dire all flics. Et c’est le cas, des capitaines rencontrés à la Brigade des Mineurs Paris 12, sont extrêmement engagés et font le taff, quand leurs dossiers et leurs enquêtes sont flingués par les rapports, les magistrats et les juges.

  1. « Le néolithique, la religion et l'organisation de la maison et du quotidien ne vous ont jamais rendues plus frêles et moins musclées » ; « On est des mammifères construites comme 90 % d'entre eux, plus menues, moins musclées, c’est normal ». Alors on peut envisager que Darwin ou d'autres hommes savants mais encrés dans leur temps, aient raison ou tort ; ce qu'on en pense surtout, c'est un fait : vous en avez bien profité. Personnellement, je comprends qu'à un moment, rester à la maison pour feeder les gosses, organiser la maison, aider les enfants à grandir pendant que Michelos va chercher du bois et du blé, ça avait du "sens". C’était une organisation que nous comprenons en ce sens. Sauf que vous l'avez vu ; vu venir : la femme n'avait aucun droit, progressivement : aucune main sur les écus récoltés, peu d'inaction sociale, peu d'éducation, voir pas du tout, l'école, les études plus trad, vous avez oublié, on n'y avait pas le droit. Elle est devenue une propriété dans la cervelle de Michelos, dans la loi également jusqu'au Code civil de Napoléon qui laissait les hommes, les maris, buter leurs femmes en cas d'adultère, jusqu'en 1970, les enfants appartenaient au père, mère avec. Donc j’ai pas tout à fait compris le sens "naturel" à 90 % des choses de la vie des mammifères que nous sommes. Mais de fait et de cause, si on arrêtait de se considérer comme des mammifères, ça ferait du bien à la science également. La baleine, le carnet de chèques, elle n'en a pas besoin. La mère gorille non plus, l'organisation de leur société n'est en aucun cas semblable avec Michelos, sa femme et la gorille maman. Bon, mais comment on est devenues moins musclées en restant à la maison ? Car si on travaillait moins dehors, même si ce ne fut pas les cas pour les paysans, les commerces, la femme a toujours travaillé, mais le travail le plus dur, le cloitrâge des femmes majoritaires au foyer du néolithique à l'antiquité et par la suite au conservatisme jusqu'a nos jours, un changement Darwinien fut extrême, visible et scientifiquement démontré. On a perdu une musculature presque aussi semblable que nos mecs. Qu'on soit "naturellement" ou non plus frêles, on s'en fout ; mais on peut moins se défendre. Et ça vous a donné des raisons de nous obtenir, de dominer. POINT.

  2. Le truc qui me flingue le plus dans l'article : "le délire de l'amnésie traumatique et des faux souvenirs". Déjà, les deux n'ont rien à voir si ton propos est de débiner l'amnésie, dans ces cas la on fabrique pas de faux souvenirs. Les faux souvenirs sont des déplacements normaux lors de ces souvenirs, l’amnésie n’est pas un faux souvenir, puisque l’amnésie ne se souvient pas. Ils continuent : " Flavie Flament a prétendu s’être brusquement souvenue d’avoir été violée par le photographe David Hamilton. Celui-ci âgé de 83 ans n’ayant pas supporté le lynchage médiatique dont il a alors été victime s’est suicidé. Ce drame terrible où l’honneur d’un homme a été jeté aux chiens sur la simple accusation d’une personne la faisant reposer sur une théorie non scientifique, n’a pas beaucoup ému Laurence Rossignol alors ministre qui lui a confié une mission d’étude sur la prescription en matière d’infractions sexuelles ! ". Alooooooooors. Comment dire. Je ne vais pas refaire un cours sur ces phénomènes cérébraux pour les ignorants. Parce qu'on peut ne pas connaître, ne pas savoir. Encore une fois ici, c'est un choix : de dire... "non ça n'existe pas". C'est un choix. Comme choisir l’innocence de Michael Jackson, c'est un choix. On fait le choix de ne pas écouter ; ne pas entendre et s'instruire. Ils ont le choix de victimiser le violeur au lieu de la victime qui dénonce.

Parfois j'ai eu des sujets que je ne connaissais pas, sur le féminisme, la science ou des débats entre pairs : c'est parfaitement sain d'admettre ne pas avoir d'opinion. De ne pas s'être renseigné. Mais alors ? S'ils se sont renseignés, mais n'y croient pas ? Alors c'est un choix.

Après des milliers de sujets, des tests scientifiques, des témoignages après levées d'amnésies (même en 2018) ; par les agresseurs nombreux, qui ont admis avoir bien agressé, après que des neurologues neutres, non engagés, ont vu la dégradation du cerveau sur les scanners, il ne reste pas de place à la subjectivité ou à une autre interprétation. La ligne de souvenir devient plus logique, complète après les levées (quand les souvenirs reviennent). Les milliers de témoignages ont fait comprendre que l'amnésie existe bien pour les traumas. ET PUIS !!! C'est marrant hein : l'amnésie en cas de guerre, de terrorisme, de violences physiques parentales ou de bagarres était acceptée totalement et là, comme par hasard, encore ce sujet interdit : en cas de viol, non ? Là non, en cas de viol soit tu t'en souviens, soit tu es une menteuse. Encore et toujours. C'est marrant hein ?

  1. Et l'écriture inclusive : on serait gonflées de demander que le "il" soit moins employé par automatisme. Ce serait gonflé de dire qu'on doit s'effacer en tant que femme dans le langage courant et l'écriture courante.

OK.

Et of course, une photo avec une femme qui hurle, pas contente, en colère, hurlante."

J’espère qu’elle est en colère. Et qu’elle hurle.

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by sens

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