

Les femmes dans le luxe
Les femmes dans le luxe oui, un peu plus. Depuis bien des années des femmes se sont fait place en mode, les boutiques, les marques en ligne, les stylistes dans le prêt à porter. Car évidement en école de mode, ce sont les femmes qui y sont le plus présente. Mais dans les grandes maisons.... Toujours moins que ces H. Depuis le groupe SMCP : Ba&Sh, Maje (fastoche c'est un groupe qui regroupe, des enfants "de", des budgets qui sont déjà budgété). On a l'habitude des histoires de ces créatrices "fortes et pleines de talents" qui y arrivent seules. Alors non. Alors oui, elles doivent passer du temps en réunion business plans avec des hommes, autour de peu de femme, même pas pour Me Bétancourt. Mais y arriver seule ? On a le talent, mais on a rarement 400 000€ d'investissement pour lancer sa marque. Rarement dans le milieu prolo. On a rien sans rien, surtout pas dans ce monde. Mais le luxe depuis 2020 à l'air de s'ouvrir (un tout petit peu). Jusqu'ici on était plus sur l'icône incroyable du créateur homme du luxe qui nous disait ce qu'on devait porter. Évidement.
Évidement il savait "mieux". Il venait d'un milieu noble ou bourgeois. Avec du talent mais surtout des douleurs d'enfance obligatoires et un peu inventées quand c'était uniquement des enfants de la haute bourgeoisie, mais faut souffrir pour être une star intéressante, Elie Kakou l'avait dit lui-même. Un côté cassé quand même, rock and roll. La caricature de l'homme "écorché vif", et oh joie, la presse adorait que la mère de Karl Lagerfeld soit une "femme dure et cassante". Ou un Yves Saint Laurent qui était largement borderline niveau drogues ou sexe et on en passe mais c'était tellement normal pour un homme de s'auto-détruire, et "qu'elle douleur magnifique il devait ressentir pour qu'on retrouve tout dans ses créations" disait Pierre Bergé. Mouai. Je n'ai jamais entendu ça d'une femme. Le Karl Lagerfeld qui était connu pour insulter les mannequins en studio mais qui adorait les habiller (elles, pas vous) l'un allait avec l'autre. Un Alber Elbaz qui regorge d'idée pour nous donner l'impression que si on fait partie de son club, la lumière nous trouvera et nous habillera de feu et de joie grâce à lui. Ils s'habillent très "caractéristiquement". On suivait "les conseils" "artistiques" de ces gourous qui avaient l'air si libres et si à l'aise dans leurs costumes de créateurs. Ce petit mansplaining, voir énorme mansplaining sur nos chaussettes nous l'acceptons et l'avons accepté avec cette grâce qui nous caractérise, qui nous l'espérons quand même, disparait de plus en plus. Et je ne l'ai jamais vu ce côté gourou chez une femme. En mode ou ailleurs. Ni même Anna Wintour. Sa seule réputation pour le peuple c'est : qu'elle est une femme difficile, voir terrorisante. Meryl Streep nous l'avait dit ("Le Diable s'Habille en Prada" si t'as pas compris") ; elle nous avait dit "on voit les femmes puissantes comme des dragons, un homme on l'aurait encensé, admiré et pris comme exemple. J'ai voulu donner au personnage plus d'humanité, de douleur dans sa vie personnelle pour que les gens ne la jugent pas trop vite". Et on voit dans le film (médiocre à part Meryl) ; qu'elle souffre effectivement de son image, de son divorce mais qu'elle dit avec une majesté parfaite "personne ne peut faire ce que je fais". C'est ça qu'on a aimé.
Les chiffres sont sans appel. A l'échelle mondiale, selon un rapport du cabinet Deloitte portant sur près de 10.500 entreprises, 19,7% des membres des conseils d'administration (CA) étaient des femmes en 2021 pour... 5% parmi les directeurs généraux.
Aux Etats-Unis, les femmes représentaient environ 24% des membres des conseils, moins de 6% des chefs d'entreprise. Même schéma au Royaume-Uni (environ 30% des sièges aux CA, 6% des dirigeants). De son côté, la France a mis en place la loi Copé-Zimmermann, qui impose depuis 2011 un quota minimal de 40% de femmes dans les CA. Une façon de mettre un pied dans la porte. (fashion network)
Donc il faut imposer les femmes sinon on les accepte pas.
Jusque dans les années 1920-1930, les créatrices de mode sont très puissantes. « À cette époque, les femmes ont largement participé à l'émergence des maisons de couture », affirme Thomas Zylberman, styliste et tendanceur chez Carlin Creative. Jeanne Lanvin, Gabrielle Chanel, Elsa Schiaparelli, elles ont créé les premières maisons de couture et fait évoluer la mode avec des vêtements qui ont libéré le corps des femmes. Jupes raccourcies aux genoux, démocratisation du vêtement de sport, robes de soirée plus épurées : les femmes ont fait la mode ! « Aujourd'hui, elles ne sont pas totalement absentes, nous rappelle l'expert. Miuccia Prada, Donatella Versace, Virginie Viard chez Chanel ou encore Isabel Marant sont à la tête de maisons très performantes. Le souci, c'est qu'elles sont de moins en moins nombreuses à être nommées aux postes de direction. » (Cosmo)
Sens a tout de même, remarqué que les femmes se font donc légèrement place dans le luxe. Phoebe Philo qui lance "sa maison" ; que nous avons adoré pour Celine. Maria Grazia Chiuri pour Dior qui d'ailleurs lançait des collections ultra féministes pour nobles. La créatrice Rachel Scott fondatrice de la marque new-yorkaise a officiellement été nommée directrice artistique chez Proenza Schouler ce mardi 2 septembre 2025. Elle succède au fondateur Jack McColl. (vogue). Le premier défilé de Rachel Scott en tant que directrice artistique de la maison aura lieu en février 2026. Lazaro Hernandez, qui ont quitté la maison plus tôt cette année pour rejoindre Loewe, après le départ de Jonathan Anderson chez Dior : une tourné manège interne. Très interne, totalement interne avec leurs écoles Lena-tétisées et exclusives.
Mais au lieu de vous faire un speech sur le dico de la mode que vous trouverez facilement sur Vogue ou TagWalk, on vous pose la question. Comment y accéder ? Comment en tant que femme on arrive à un tel niveau ? Pourquoi ? On se focalise encore trop sur notre sexe que le monde a finalement a accepté non ?
Je vous le donne en mille, malgré notre positivité totale : non. La pecnod du coin n'y arrivera pas comme ça statistiquement. C'est assez vrai pour tout mais femmes.... chaque parcours de toutes les directrices et autre, il est d'une évidence assez claire : si vous n'avez pas de titre de noblesse, un héritage, bourgeois, si vous êtes d'une école de mode cool mais sans le sous : on y arrive pas par le travail ou le talent. Quasiment jamais. C'est dévastant mais ne vous inquiétez pas, la chance existe et les bon entourages aussi. Mais c'est surtout pour vous dire : si vous n'y arrivez pas encore. Ce n'est pas de votre faute.
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by sens




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