

Révéler le féminin au
Musée Cognacq-Jay
Le musée expose avec une neutralité totale "voici le romantisme de ce siècle au féminin". Ce que "sens" a perçu c'est l'expression de cette époque très rude avec les femmes, que l'on continu de romantiser, .....pourquoi pas ? C'est assez sublime, des esprits et des personnalités, un art qui ressort plus personnel, plus vrai. Des oeuvres où l'on parle des sujets, des leurs sentiments. Alors qu'elle serait-ils ?
Les lois de l'époque était plus dures en Europe qu'a la Renaissance, le coco Napoléon et son code civil, ont rendues une vie plus corseté aux femmes qu'elle l'était déjà avant la Révolution, avant le Directoire, même sous la Renaissance, on plaisante pas. On découvre une exposition placée sur la délicatesse et les couleurs douces, aimables, simples, gentilles.
"Au cœur de cette époque, la France s’impose comme le théâtre incontournable du raffinement et du prestige. Les artistes tels que Maurice Quentin de La Tour, Jean-Marc Nattier, Adélaïde Labille-Guiard, ou encore Élisabeth Vigée Le Brun excellent à traduire l’éclat des étoffes comme la profondeur des âmes, offrant à leurs modèles une aura de grâce et de pouvoir".
Quel pouvoir, je ne le sais pas, peu de femme en avait, au niveau chiffre, au niveau social, finalement ça a n'a pas bousculé la mousseline jusqu'a nos jours de beaucoup.
On voit des corsets avec un savoir-faire totalement introuvable aujourd'hui, il est vrai que les manufactures de tissus ont énormément souffert que les crinolines ne soient plus à la mode. Mais on va pas la re-faire : romaniser la mode de l'époque c'est un peu, ou carrément oublier le muselage des femmes entouré de tonnes de tissus, lourds, interminables, des culottes longues et courtes, de corsets casseurs de côtes et de poumons, des codes a respecter sous peine de sortir du musé de l'époque. Personnellement, j'adore cette époque, une énorme crinoline me donnait à tord ou à raison, un sentiment de puissance en m'imaginant avec petite. Je faisais comme Guillaume Gallienne dans son film, je mettais ma couette géante autour de mon petit corps de poupée, et j'essayais de clouer le bec de l'archiduchesse et de me marier avec Franz, tout comme Guillaume. Vraiment. Je me sentais incroyable, certainement à cause de l'élégance absolue, théâtrale, prendre autant de place avec une robe accrochée sous menottes, sous les jupons, sous le parquet et donnait aussi ce sentiment de prendre de la place en société, qu'on a en fait jamais eu.
C'était bien leur "savoir-être" à elles, un message de souffrance total sous le corset, le jupon, la culotte longue, la culotte courte, (quand on pouvait s'en acheter) et à l'extérieur une robe pas possible d'immensité, à peine capable de bouger, surtout "savoir" la bouger, la placer, s'assoir ainsi, bien droite, la robe doit bien tomber sur la chaise, le fauteuil, bien rose, pour annoncer "oui je suis douce et gentille" qui cachait toutes émotions hystériques. Mais une beauté dans le moindre fil, dans la manière de coudre ou dans la manière d'assembler les couleurs les plus tendres. Les matériaux sont riches, ils vieillissent merveilleusement. On voir que les mains qui ont cousu ses corsets viennent de Bruxelles, Viennes, des dentelles uniques. Des trésors étaient sur ces femmes. Des bonheurs de "savoir-faire".
Alors oui, aujourd'hui on se colle un jean et une capuche, allez-vous nous dire, on sait pas bien faire dans la nuance, une féminité qui a complètement disparu aujourd'hui ? Mais si le monde savait faire dans la dentelle, ça se saurait. Si le monde savait équilibrer le beau et l'inutile, le bien et le mal dans les froufrous, les lois, le droit des dames, nos robes ou nos chaussettes, ça se saurait. Pourtant si on regarde bien, la féminité, l'expression de nous en mode, est bien toujours là. Mais ce manque d'équilibre est quasiment impossible d'ajuster encore aujourd'hui, on demande aux femmes de s'habiller comme si-comme ca , totalement couvertes, totalement nues. Et quoi qu'on porte, enfin, rien ne change pour le romantisme. Quoi qu'on porte ça ne change rien. Croc-top interdit au collège, voile interdit partout ou obligatoire, trop court le soir c'est non, trop couverte t'es coincée, je l'ai déjà dit. Putain. Ah pardon, dans la bouche d'une fille c'est vulgaire.
On voit dans cette expo du rose doux, poudré, des éventails que Marie-Antoinette valide. Des boiboîtes et encore du rose. D'où vient ce rose ? Qui déterminerait enfin notre couleur absolue ? D'où vient t-il ?
"Le rose était considéré comme une sous-couleur du rouge, couleur de la masculinité par excellence qui, depuis l’Antiquité, symbolise pouvoir, autorité et guerre. Le mot "rose" n’existait d’ailleurs pas ni en grec ni en latin. On parle plutôt d'"incarnat". On porte peu de rose jusqu’à la Renaissance et l’arrivée en Europe du bois de Brésil qui va permettre de fixer cette couleur sur les textiles.
L'inversion des représentations, Une des causes de ce retournement, c’est la Réforme protestante qui instaure des couleurs plus dignes que d’autres : le noir, le gris, le brun... et le bleu.
Le bleu est de plus en plus assimilé au pouvoir, et donc aux hommes. (Bim ça commence)
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le rose devient une valeur sûre des publicités ciblant les femmes au foyer. Mais c’est trente ans plus tard, qu’une avancée technologique va systématiser le rose pour les filles.
Ce qui a vraiment fixé [cette pratique] au milieu des années 1980 c’est la possibilité de connaître le sexe du bébé avant sa naissance. Pour la plupart des gens, l'échographie de la 20e semaine de grossesse est l’échographie du sexe du bébé, comme si c’était quelque chose de très important à savoir. Une des raisons pour laquelle c’est devenu si populaire dans notre société de consommation, c’est que maintenant on sait quels habits ou jouets acheter, et comment décorer la nurserie.
Jo B. Paoletti, spécialiste des questions de genre
À partir des années 1980 dans un contexte de mondialisation, d’essor aussi du capitalisme, il y a eu une stratégie des marchands de jouets. Plutôt que d’avoir un vélo rouge qui va se transmettre de la grande sœur au petit frère, il va y avoir le vélo bleu pour le petit garçon, et le rose pour la petite fille, ce qui permet de vendre davantage.
La mode du rose apparaît à la Renaissance, il s'agit d'une mode des élites et plutôt masculine. En France, au XVIIIe siècle, Madame de Pompadour va mettre le rose à la mode à la cour de Louis XV, mais cela n’aura rien de spécifiquement féminin.
Emmanuelle Berthiaud, historienne spécialiste de l’histoire des femmes.
C'est compliqué aujourd'hui, même si c'est pour faire plaisir à Mattel, pour bien différencier les jouets ou les fringues, les tâches ménagères ou ce qu'il y a dans nos slips. Il faut savoir qu'une couleur, est devenue depuis tous temps signe de faiblesse, de douceur, et que la puissance suivant les temps, c'était pour "eux".
"Le parcours de l’exposition s’enrichit de portraits marqués par une dimension psychologique nouvelle, où l’intimité et le naturel prennent une place centrale, sous l’influence anglaise. En parallèle, les pastorales de François Boucher et les fêtes galantes d’Antoine Watteau façonnent une féminité idéalisée et poétique".
"Enfin, des photographies contemporaines de Steven Meisel, Esther Ségal, ou encore Valérie Belin, ainsi qu’une création Chanel par Karl Lagerfeld, suggèrent en contrepoint une réflexion sur la persistance des codes et l’héritage du XVIIIe siècle dans la mode actuelle, entre exigence sociale et imaginaire de la beauté".
-
by sens
