Elles mentent ?

« Selon une étude réalisée par des chercheurs britanniques, les femmes mentent en moyenne trois fois par jour, contre six fois chez les hommes ».

https://www.witfm.fr/news/quels-sont-les-mensonges-des-femmes-les-plus-frequents-6500

"Cette proporsion au mensonge se retrouverait en outre dans la passion du maquillage (ou de la sape). Il s'agirait de publicité mensongère. Alors. Je sais que les jeunes filles d'aujourd'hui sont très douées, mais si vous vous laissez tromper par du contouring, je vous recommande de picoler un chouïa moins en soirée (ou d'aller draguer en plein jour). Une chose est sûre : à part quelques farceuses qui méritent de bosser dans les effets spéciaux au cinéma, les femmes n'essaient pas de tromper quand elles se maquillent (elles ont des tas d'autres arguments plus ou moins convaincants, mais franchement, si vous estimez que soigner sa présentation est une véritable tromperie, arrêtez immédiatement d'utiliser des formules de politesse, des majuscules, de la ponctuation, des aspirateurs... enfin, arrêtez tout, en fait)."

https://www.gqmagazine.fr/sexe/article/les-femmes-sont-elles-vraiment-plus-sournoises-que-les-hommes

https://www.lechorepublicain.fr/paris-75000/actualites/je-suis-devenue-scandaleuse-pourquoi-part-on-du-principe-que-les-femmes-qui-denoncent-des-violences-sexuelles-mentent_14990596/?fbclid=IwU1NDUASUqQVleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEent1dCBoAMHCiMr3F8YT9UUBc7CYPKWhyCD2k7vUsyXhVSkmWf2eIFwr6KNU_aem_1FqVk5Ed5PJo5Izb371S1A

Morceaux choisis : "mais pourquoi Ophélie Fajfer et les autres n'ont-elles pas porté plainte plus tôt ? Sont-elles en mal de reconnaissance ? Ont-elles besoin d'argent ?

Comment Patrick Bruel pourrait s'intéresser à elles, lui qui peut avoir qui il veut ? Et sa carrière à lui, quelqu'un y pense ? Si la parole semble s'être libérée grâce au mouvement #MeToo, en réalité, la société se crispe dès lors qu'une célébrité est visée par des accusations de violences sexistes et sexuelles."

Mise à part les études établies que moins de 2% de femmes mentent ou semblent confessent dans leurs dises sur les violences conjugales ou sexuelles, dans les faits on va pas se mentir non plus : qu’est ce qui pousserait une femme à mentir sur les violences ?

Personnellement, j’ai eu le droit à pas mal de réflexions, quand j’ai finalement décidé et été obligée de le faire, (parler de mes propres vécus de violences) , j'ai eu le droit de la part d’un entourage.. .« Tu aimes te faire battre » « tu sais pas dire non » « Elle cherche pas la lumière ? » « arrête avec tes traumas t’as qu’à être plus indépendante » (sur celle là j’ai pas compris le rapport), "tu vois le viol partout".

J’ai pris quelques jours pour comprendre que ces gens parlent en fait d’eux.

On vient de lire Dave, qui intervient sur "l'affaire Bruel" "C'est possible qu'elles fassent semblant de refuser, il peut penser ça. C'est pas possible, je le connais trop bien, il est trop beau".

Quand un con vient vers vous ; un flic, un avocat de la cour, un pote, quelqu'un de votre famille au pire, votre cousin, et vous sort un truc ce ce genre :

C’est pour parler de lui.

Vous vous rendrez compte que ces gens, ou parfois la presse quand ce sont des affaires publiques, n’écoutent pas votre histoire, ne demande rien. Ils ne demandent pas comment ça s’est passé, qu’est ce qui s’est passé, comment vous allez. Ils connaissent la réponse et ne veulent pas l’entendre. Un ami, m’a dit « quand les gens défendent les agresseurs c’est qu’ils le sont aussi ». J’ai dit « tu crois ? » il m’a répondu « j’en suis sure ».

Je serais plus mesurée que lui parce que lui aussi, je crois qu’il raconte sa propre histoire. Il a été agressé jeune, depuis il me dit qu'il ne veut que se venger. En mettant tout le monde (les femmes) dans le même sac. Pour autant que j’adore l’idée du all men ou all predators qui supportent les predators, et là ce serait all women pour lui.

Quand un juge condamne un accusé reconnu coupable a du sursis, quand un flics voit les bleus; les photos, les messages, les comptes rendus médicaux et laissent quand même le gars vivre, c’est un choix.

Ça raconte leur histoire aussi : on comprend pas on arrive pas à le croire vraiment même si l'accusé avoue, même si la femme a l’air de dire vrai. Les flics le disent eux mêmes : on attend le meurtre. Là, ok, c'est une bonne victime, on peut se mettre en colère. Certains n'aiment que les femmes, mortes. Pas une question de loi, pas une question de moyens financiers, rien à voir. C'est un choix.

Je sors du palais de justice, je reviens à la vie de tous les jours et aux réflexions que nous font nos proches.

« Elle cherche pas la lumière, la célébrité ou l'argent » ?

Est-ce que toi, tu crois que ça me valorise d’avoir été agressée ? Est-ce que tu crois qu’au moment où j’ai parlé, je me suis sentie prise d’un halo magique et que tout le monde m’a envoyé des messages, des mots de soutient ? Ou que j'ai eu enviée régler un besoin sanguinaire vengeur sur n'importe qui. C'est ce que j'ai entendu, lu, plutôt, que j'essayais de venger un viol passé sur lui. Non mon vieux, je venge rien, c'est toi le problème, c'était lui, c'était bien ce moment. Pas de pot, j'ai aucun trouble dissociait de mémoire sur cet épisode. T'as juste vu un terrain où t'as cru pouvoir y aller.

Vous ne supportez pas l'industrialisation des violences, alors vous inventez des parades roses qui minimises et qui aggravent les cas, laisse libre possibilité à l'impunité.

Ils racontent leurs histoires. Dans leur réponses et leurs engagement politiques.

Du coup. Est ce qu’on ment ? Pour l’argent, la lumière, ou est ce qu’on deviendrait frigide complet à plus supporter une avance ? Une invitation ? Une caresse qu’on confond avec attouchement parce qu'on devient zinzin et vengeuses ? (me dites pas vengeresses ça me saoule).

Beh ok on va aller dans les dossiers. On va interroger les plaignants/antes et les accusé/es : aucune preuve, aucun témoin et aucune étude mythologique n'est menée sur les dossier où les femmes sont remises en causes. C'est à dire : dans ces dossiers on ne retrouve pas un témoin, comme une amie qui dirait au juge, qui lui aurait confié se venger, mentir sur son ex, ou sur l'agresseur. On ne retrouve pas de texto ou elles se seraient confiées en disant quelque chose comme "je vais inventer n'importe quoi pour qu'il finisse en prison". Littéralement, nous ne retrouvons pas ce genre de preuve dans les dossiers où la défense (les agresseurs, les juges, les avocats) se liguent pour juger et classer une affaire "aliénation, vengeance, doutes sur la parole". (source : palaisdejustice.org, gouv.fr, au palais, X)

Beh alors pourquoi on catégorise un dossier (une femme) de mentir ? Sous le joug de la justice en plus ? Sans preuve ????

Par choix je vous dis.

Par "colonisation" des idées préconçues misogynes ou légendes humaines et parce que vous êtes des agresseurs aussi si vous pensez ça. Vous avez des trucs à vous reprocher consciemment ou inconsciemment. À cause aussi des écoles de psychologie où les femmes et les enfants, les hommes victimes, sont catégorisés dans les allégations fausses et gravissimes de Freud et Lacan, "faux souvenirs, oedipes, fantasmes. Et le bien connu, "hystérie". (Bruno Clavier "Ils ne savaient pas", @À Ventre Ouvert-Insta)

Certains "experts" soutenus par les hommes de mauvaise augure, relatent une connivence entre une rupture et une accusation qui s'en suit. Ils relatent un lien avec dates à l'appuie "nous avons des plaintes déposées après une rupture ou après un divorce, ou parfois même après que le conjoint s'est mis en coulpe avec une/un autre".

Beh alors oui. Parfois aussi on peut lire une histoire de manières différentes. Si une femme voit son enfant être violé, elle va parfois se rendre complice ou se dissocier de cet acte. La violence et la conscience va avoir besoin de quelques temps pour comprendre ce qu'elle a vu. Elle va d'abord confondre l'agresseur, lui demander si elle a bien vu, si elle s'est pas trompé. Elle va supplier la vie qu'elle se soit trompée. Pareil si elle prend des coups. Pareil si elle a subit une agression d'un type, parfois d'une meuf.

La violence va monter, la rupture va arriver, elle va se sentir plus libre et moins sous le contrôle du conjoint et... porter plainte, et si plainte il y a : rupture aussi non ? Donc on a pas de vengeance, nous voyons un chemin naturel du choc. Si vengeance il y a c'est rare, et à 2% des cas, mais même les directeur du syndicat des experts, Dr Contanceau, dit qu'il fait un rapprochement avec les ruptures, des conflits à régler, des petits mensonges, mais sur trois ans, un seul cas peut resurgir une forme de vengeance. Alors pourquoi si on aurait 1% max de mensonge ou de vengeance, on les juge tel quel à 99% ?

Certaines femmes "mentiraient parce qu'elle regrettent d'avoir eu des relations pendant qu'elle étaient avec un autre" : IIlan Castronovo, accusé de viol, il plaide non-coupable sous cette excuse "elle regrette parce qu'elle était en couple". Alors on peut imaginer que la demoiselle, dame, peut effectivement préférer passer 6000€ à un avocat, aller en procès devant des magistrats, être 500 fois interrogés par des policiers qui parfois vous haïssent d'emblée, ..que de se dire " j'assume, j'ai trompé mon copain de l'époque, si ca reste secret tant mieux. Sauf que là : on a des vidéos et des textos. On sait pas trop trop ce qui se passe, on est pas au palais, c'est vrai, mais...c'est la phrase "elle regrette parce qu'elle avait un mec" qui nous intéresse. Apparemment la dame préfère des années de procédures intolérable que d'assumer une tromperie ou d'être accusé d'être une pute. Et c'est marrant c'est souvent comme ca que ca se passe réellement, les accusation de mensonge, sont basées uniquement sur les dires de l'accusé.

Il y a aussi la rhétorique des avocats à la défense "regretter être passé à l'acte alors qu'elles étaient vierges". Dans un documentaire ARTE "Elle l'a bien cherché", une jeune femme venait porter plainte, le policier, qui avait accroché aux murs des affiches porno, des affiches SM, masculiniste à bloc. Quand la jeune femme finit son récit, où son cousin braque la porte de la salle de bain, la viole et s'en va. Elle dit en plus qu'elle était vierge. Le policier en question après son départ dit "je sais pas cette histoire...je pense qu'elle ment, elle pourrait regretté parce qu'elle était vierge".

C'est une lecture de l'histoire, ok. Mais misogyne. Surtout.

Mais alors y'a t'il des menteuses ? Des menteurs of course, mais là on commence déjà le procès et l'enquêtes des folles menteuses avant même de tirer des conclusions sur les fous menteurs.

Sur les milliers de dossiers vu, lus, entendus que nous avons eu en mains et en témoignages, on doit voir les choses ainsi : non. MAIS ! il y a bien 2%, c'est à dire dans la vie d'un policier une fois tous les trois ans comme on a dit, parce que j'ai pas l'impression que vous compreniez alors on répète ; une femme, où son chemin de vie serait compliqué : on y découvre dans son parcours un problème d'identité forte, des séjours psychiatriques pour mythomanie et schizophrénie et non pas des séjours pour dépression, drogue ou tentative de suicide qui appuies au contraire la fragilité donc, des agresseurs qui agresseraient ces femmes plus facilement. Mais pour des profils ou on noterait des séjours et des témoignages de proches pour mythomanies, ou une personne scénariserait énormément sa vie, ses récits, son parcours, dramatiserait les situations dans lesquelles elles se trouve. Ensuite on a des preuves d'alibis dans ces dossiers réellement blanchit, ou des plaintes retirées : parfois on a des doutes sur l'accusé qui aurait mis la pression sur celle qui a porté plainte. Dans ces cas là, pas de mensonges, juridiquement un accord à l'amiable.

J'ai le souvenir d'une amie, à 14 ans, qui était une manipulatrice, elle avait besoin qu'on l'entende, qu'on la voit partout et quelqu'un qui avait un charisme fou. Amélie, c'est son nom j'en ai rien à foutre, trouvait le moyen d'être centrale, le milieu de tout, elle rendait tout à l'obsession, de ses amies, de ses petits-copains et j'ai même vu un prof être obsédé par elle. Il m'avait demandé comment elle allait à la récré, il faisait ses cours pour elle, il prenait du temps pour elle hors des cours. C'était chelou. Elle faisait ca aussi avec les surveillants. Elle séduisait systématiquement les types que je trouvais mignons aussi. On avait une relation toxique, conflictuelle, mais à l'époque même si j'en souffrais, j'avais laissé faire un temps, sans pouvoir mettre des mots pourquoi elle faisait ca, si c'était moi le problème ..et épuisée elle était partie de ma vie lentement d'elle même. Sauf que pendant la période ou on commençait à se voir moins, elle est venue me voir une après-midi ; m'a racontée un viol collectif qu'elle a subit dans un parc, tard le soir, par des gamins qu'on avait connu.

C'est ce genre de profil de plaignante où j'aurais eu une tendance à remettre en question. Pourtant si je l'avais en face de moi aujourd'hui avec ma maturité et si elle m'avait raconté ce drame, je lui aurait dit "aller on va chez les flics. J'aurais pensé peut-être, "ce n'est pas parce que tu es une mauvaise personne à tendance grave narcissique, que tu mens".

Ce n'est pas parce que tu été bourrée que tu mens.

Ce n'est pas parce que tu le connaissais, que tu mens.

Ce n'est pas parce que tu avais une jupette, que tu mens.

Ce n'at pas parce que tu avais un petit copain, que tu mens.

Ce n'est pas parce que tu as déjà été violé que tu fais un transfert.

Et j'ai pas menti non plus.

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