INCESTO


La ligne vitale de l'Inceste depuis les auditions à l'Assemblée Nationale sur l'Inceste
(L'article n'a pas pu être corrigé pour l'instant)
Après les écoutes des auditions de toutes ces victimes, ces associations, ces médecins ; la base serait de reprendre au vif les experts qui ne sont en rien des experts. Ni de l’enfant ni de l’adulte qui a subi l’inceste. On en parle en début d'article car c'est la fin de vie de l'inceste, l'expert qui nous expertise, suite aux policier, suite à l'avocat. Dans la tête d'une victime, qui passe les portes de notre institution, c'est le début d'une fin, le début normal d'une fin. Ces experts n'ouvrent qu'un autre livre, d'une autre mort.
Et comme le dit beaucoup de victimes, d'associations et l'assemblée nationales en certains députés, les écoles de psy doivent impérativement être réformées sur les violences sexuelles. Freud et Lacan doivent être réformés également sur les violences sexuelles. Ils sont coupables des termes qui mettent “le terme”- aux enquêtes : "aliénation parentale" ; les faux souvenirs, le complexe d’Oedipe, les fantasmes ou les termes misogynes et archaïques, hystérie, sorcières, vengeresse…
Quand un parent, souvent la mère, vient au commissariat, les policiers parlent d'aliénation parentale assez vite, on essaye de trouver la preuve que le/la victime dit faux, pas si le présumé coupable est coupable mais si le présumé coupable est innocent. Les enquêtes ne sont pas automatiques non plus. C'est vrai qu'on peut manquer de preuves. C'est vrai qu'une mère peut se dire qu'elle préfère quitter son mari depuis qu'elle a appris qu'il violait sa fille/son fils. C'est marrant hein ? Pis, tiens, l'aliénation parentale socialement ce serait souvent la mère, on associerait ça aux vipères étranges qui accueillent le bébé dans le ventre, qui rendrait forcément folle. Ah oui, l'hystérie. Alors la version d'une femme, d'une mère......Et puis le mari est entendu, les policiers disent "le mari dit qu'elle veut se venger parce qu'il l'a quitté". Et les policiers croient le mari direct. Pourquoi ? Parce que c'est plus simple. Admettre que l'inceste existent à ce point, non, c'est trop pour notre société. Mais admettre que les femmes sont folles, ça on le savait non ? Les femmes préfèrent prendre la fuite, au contraire de la loi, que de rendre leurs fils à un père détraqué. Ah non. Les policiers disent "Elles veulent tellement se venger qu'elles s'en vont et retirent les enfants au mari. Elles sont tellement manipulatrices, bien sûre, Alain Soral le dit lui-même. Les femmes réfléchissent, l'homme chasse. Les mères sont envahissantes, castratrices, et obsédées par leurs enfants. Elles veulent les avoir rien que pour elles". C'est une lecture de l'histoire qui arrange une société, un choix, encore un.
Aussi, les victimes d'inceste depuis la mère sont beaucoup plus courant et tout aussi maniaques que ceux commis par les pères. Mais le penis est une telle obsession, la pénétration, le couteau seul copte. Le reste est passé dans "les soins", "les rapports intimes mentaux", "les confidences". Une femme violente, une mère ? Une grand-mère ? C'est inaudible. (voir les femmes violentes) - Mais l'inceste d'une mère est un anéantisseur d'âmes tout autant (oui c'est un mot). Les femmes violent aussi. Une femme sait violer. Garçon ou fille. Déjà compliqué de dénoncer une agression sexuelle mais quand elle serait commise par une femme... On a pas besoin de beaucoup d'imagination pour se demander ce qu'un policier dirait à une victime, parce qu'on se le dit déjà nous-même. Être violé par sa mère est plus insupportable que ceux commis par les pères, malheureusement on admet la violence et on encourage la violence des hommes ; faire admettre a soi qu'une femme peut être d'une telle violence également, que ce serait sa mère, est un conflit même avec la vie. Les plaintes sont 60% moins courantes par conséquent, l'amnésie est plus courante de fait également. Une mère est le guide d'une vie, et elle est totalement éteinte quand l'inceste est commis, la lumière qui guide à côté d'une autorité paternel (Bruno Clavier), savoir qu'on a pas été aimé par sa mère est un défi à la vie même.
Dans les écoutes par dizaines des auditions du traitement de l'inceste à l'assemblée nationale, les mères protectrices, (les pères absents mais présents en association), les associations expliquent, "Je ne voulais pas y croire, ma fille est venue me voir deux fois, elle me parlait avec ses mots d'enfant, pour moi l'inceste n'existait qu'ailleurs, loin, mais elle changeait, elle devenait malade. Je lui ai fait répéter et je priais pour que ce soit un mal-entendu. Mais elle démontrait les gestes, les détails, les moments. J'ai demandé à mon mari. En priant encore, parce que je l'aimais mon mari, j'aurais jamais inventé ça pour lui faire du mal à lui ou par manipulation comme m'ont dit le commissariat. Mais il a admit devant moi qu'il faisait ça. Il m'avait promis d'arrêter. J'ai pris la décision d'aller voir la police, parce que c'est un devoir, parce que ma fille doit être protégée. Il a nié devant les policiers, évidement. Pour sa réputation, son travail et ne pas aller en prison. Les flics l'ont cru. Immédiatement. J'ai fui la Guadeloupe depuis 3 ans, la police m'obligeait à rendre la petite à son père, ces gens sont complices."
Sauf que cette gamine va grandir autrement. Elle va développer des symptômes, différents, suivant les âges, elle va peut-être pouvoir en soigner certains, d'autres resteront à vie, d'autres arriveront jamais à se soigner. Elle ne va pas avoir une sexualité normale, ou elle va pouvoir se fondre dans la masse mais les gens sentiront le crabe quand ils passeront près d'elle. C'est comme ca que ça se passe. On sent un truc qui va pas. Mais on laisse faire. Il n'y a strictement aucun radeau auquel se raccrocher, au mieux vous avez un parent protecteur, ce qui arrive pas souvent, ou rarement, ou pas souvent, ou pas toujours-toujours. La famille est complice, et cet orphelinat vous le sentez dès les premiers viols. C'est comme ça que la gamine va grandir. Elle va se faire pipi dessus, elle va se chier dessus, elle dort pas, elle aura des maladies de peau, souvent des maladies inflammatoires, elle va jouer à mettre le feu partout, elle sera anorexique, ou obèse, elle va se griffer la peau, elle va commettre des suicides, elle va être fascinée par le feu, parce que l'inceste brûle. Les suicides, ce n'est pas pour se tuer, mais pour tuer ce qui est entré en elle. Elle sera peut-être cleptomane aussi, elle sera silencieuse, ou trop vive. Elle va se masturber sans gêne par compulsion traumatique. Elle sera épileptique, hyperactive, nerveuse. Elle aura mal au ventre, souvent. Elle va pas y arriver à l'école, elle regardera l'heure, elle supportera pas l'autorité, l'adultisme maladif qui l'entoure. Elle fera des cauchemars, elle rêvera qu'elle vole, voler est un rêve de mort ; en aucun cas un rêve de liberté. Elle fera beaucoup ce rêve. Elle rêvera qu'elle tombe aussi, dans un trou, souvent. Elle va oublier peut-être les pires moments, elle a oublié vite pour survivre. Le corps, jamais. Et elle sera qu'elle n'a aucun avenir. Mais sera pas pourquoi et elle aura quand même de l'espoir et aucun en même temps.
À 13 ans elle subi un autre viol par proche ou un inconnu, hein parce que hein, tant qu'on y est, allons y hein. Ça se passe en vacances, personne n'a remarqué, de toutes façons personne ne remarque jamais rien. Mais ce viol, elle ne l'oublie pas. Elle essaye de se reconstruire seule, au fond de la cours de récré en écrivant des conneries sur son agenda, accompagnée de deux autres copines, qui ont pas l'air d'aller bien non plus, elles sentent le crabe elles aussi ? Et vers 16 ans elle a envie de foutre le camp, elle avait déjà fui son foyer mais elle ne savait pas pourquoi. Elle savait pas vraiment, elle savait plus vraiment pourquoi elle aimait pas son père, pourquoi elle allait pas bien elle croyait qu'avoir mal au ventre H24 était normal. Elle supportait pas qu'il l'approche, lui dise bonjour le matin. Mais elle savait plus. Elle pouvait plus savoir. Que la nuit il se passait trop de choses, trop de merde, trop de viols. Un jour elle s'en va, elle travaille, elle essaye d'avoir ses diplômes, elle passe de petits boulots en petits boulots. On ne sait pas d'où vient cet état souvent lié à la précarité adulte.
Beaucoup de sans-abris ont subi des violences sexuelles incestueuses. Majoritairement, à la fin de l'adolescence, ces enfants-orphelins partent. Les pédopsychiatres et neurologues l'expriment ainsi, "après des centaines de milliers de cas, nous avons l'évidente certitude que les enfants, à bout, savent qu'il faut partir du foyer, mais ils n'ont aucune arme mature et éducative pour se défendre et se développer normalement. Ils partent avec un sac à dos rempli de traumatisme de viol et de traumatismes éducatifs. Les parents complices et les parents violeurs, au-delà des viols, sont narcissiques, pervers dans les petites choses et les grandes, ils vont jouer une narration complètement différente de la réalité. Ils vont parfois se faire passer pour des parents exemplaires, sauveurs, ultra-éducatifs, une belle maison, un appartement propre. (Menendez) D'autres parents, ce qu'on imagine souvent et qui est beaucoup moins fréquent, figurez-vous, on les imagine pauvres, assumants l'inceste, vivants dans des garages améliorés, du bordel de partout. Alcooliques, drogués, insultes faciles, prisons...C'est ce qu'on aimerait croire, à cet inceste "visible". On aurait moins de doute."
L'être humain a besoin de voir. Sinon il ne croit jamais. Il n'y a eu que la religion pour prouver le contraire. Si vous êtes biberonnés que Jesus est en vous dès l'enfance et que l'inceste n'existe pas et que les mères sont aliénées vous n'allez probablement pas revenir en arrière. Vous avez été formatés petit(e)s, eh bien l'inceste ça formate aussi.
Ces gamins vont vivre dans la rue à un certains âge ou vivre seuls, bousillés, sans soin. Et les soins pour accompagner l'inceste ça prend du temps. Il faut se lever tôt pour trouver les psy compétents, qui ne parlent pas de faux souvenirs ou de fantasmes ou même d'inceste heureux. On nous fait encore croire que Woody Allen a peut-être raison. Eric Dupont Moretti, auditionné sur ses propos, “« il y a des incestes heureux” et le traitement contre les enfants d'Outreau, au procès qu’il a effectué, se défend de ces termes et nuance "il fallait bien que je sois "l'avocat", mais je n'ai jamais agressé les enfants pendant le procès". Ok. Les experts interrogés, nuancent aussi leurs termes misogynes examinés pendants l’audition où on retrouve l'aliénation parentale, les fantasmes, le besoin de vengeance qui revient sans arrêt. Une expertise qui relate dans son rapport de la part d’un “médecin” “psychiatre” : “la petite fille était ravissante en entrant dans le cabinet”. Le terme “ravissante”, ne gêne personne ?" demande Maud Petit ? Il nuance « On doit vérifier s’ils sont propres, bien habillés..” S’ils sont propres ils disent la vérité ? S’ils sont sales ils disent quoi ? ….Les experts auditionnés ont expertisé des milliers d’enfants pour rendre des rapports flous, indélicats et souvent laisse la place au doute permanent. En vérité les experts pas très experts n’assument pas certaines expertises et propos qu’ils ont eu. Ni le premier Ministre de quelle justice. « Non j’ai dit que certains enfants ne veulent pas que leurs parents aillent prison, ce qui est un inceste, mais l’enfant aime son parent et on doit le respecter”. (Non). Soit on respectent les lois, soit non. Ils savent donc très bien ce qu’ils font quand en plus on est ministre.
Plus tard, dans les écoutes de ces auditions, pour parler des soins et de ces expertises et de l'analyse des victimes qui finalement fascinent les mortels, le Dr Coutanceau, président du syndicat des experts, dit que selon lui, “la dissociation est plutôt un déni. Un mensonge pour soi insupportable a admettre”. Muriel Salmona explique l’amnésie traumatique. Elle demande que cet état entre dans la loi comme preuve. Les scanners montrent bien les chocs traumatiques. La pédopsychiatrie doit être obligatoire, si un psychiatre doit auditionner un enfant et doit apporter des diplômes, des certifications Nietzsche, les juges ne devraient avoir aucun droit de nommer des experts sans ces qualifications. (on ajoutera qu'ils doivent consulté Muriel Salmona plus souvent aussi). Les violences commises sur les enfants et adultes sont un coût gigantesque pour la société en soin, en procès, en incapacité de travail et d’handicap. Alors si on décide de ne pas condamner l'inceste c'est un choix délibéré ?
Le manque de soin va se mélanger à l'amnésie, au déni. Au 9 milliards que ça coûte à la société (qui n'a que des problèmes "Les Trois frères"). Et des années, des décennies vont passer. Entre précarité et rues pour nos enfants qu'on a laissé la-dedans. Les viols vont se répéter, par d'autres clodo, par d'autres gens. La gamine ne saura jamais pourquoi. Le déni sera trop fort. L'amnésie, le viol de trop, où le cerveau a pété, le disjoncteur a dysjoncté. Parce que l'amnésie traumatique c'est quoi ? L'amnésie traumatique c'est lorsque qu'un truamtisme, un évènement est trop grave, pour l'être humain pour être "vécu". Alors le cerveau oublie. C'est à dire qu'en cas de guerre, d'attentat, d'accident, les être humains ont compris ce mécanisme depuis des siècles. L'amnésie, en soi, est un terme médical courant. Mais le traumatisme est partie à la trappe. On essayait de guérir les mecs qui revenaient du Vietnam en leur faisant regarder des albums photos et leur faisant renifler des odeurs d'enfance. Ça marchait pas souvent. Le traumatisme dissocie, d'une manière ou d'une autre, au moment ou vous croyez que vous allez mourir pendant un choc de guerre, une bombe de trop ou un mec qui a une Kalashnikov devant vous, certains corps vont se souvenir, certains, vont se souvenir plus ou moins, d'autres cerveaux vont péter. Notre gamine, c'est ce qui s'est passé aussi. Mais on veut pas en parler de trop. Flavie Flaman, on lit encore que c'est une folle qui veut se faire une carrière sur les accusations de viols. Ou qu'on se fabrique des faux souvenirs pour se donner un sens à nos problèmes, ou pour fuir la réalité. Non, assumer et se souvenir de l'inceste, avoir eu des rêves et des souvenirs un peu panneau d'affichage SNCF en 1987, ce n'est en aucun cas une médaille de faire valoir, de savoir être, de carrière, de lumière ou de mécanisme de fuite.
Pendant un viol, le corps pense qu'il va mourrir. Parce que c'est de ça qu'il s'agit : une tentative de meurtre, une domination de soi sur l'autre, un éclat de mort éternel, une condamnation à l'orphelinage. (oui c'est un mot).
"La mémoire sensorielle et émotionnelle de l’événement contenue dans l’amygdale cérébrale est isolée de l'hippocampe (une autre structure cérébrale qui gère la mémoire et le repérage temporo-spatial, sans elle aucun souvenir ne peut être mémorisé, ni remémoré, ni temporalisé). Lors de la disjonction l'hippocampe ne peut pas faire son travail d'encodage et de stockage de la mémoire, celle-ci reste dans l'amygdale sans être traitée, ni transformée en mémoire autobiographique. Cette mémoire émotionnelle, « boîte noire des violences », piégée hors du temps et de la conscience, est la mémoire traumatique (Ledoux, 1997 ; Van der Kolk, ; Salmona M., 2012, 2013). les souvenirs traumatiques sont séparés et stockés en dehors de la mémoire narrative ordinaire et qu'ils sont donc moins sujets à la survenue de modifications en réponse à de nouvelles expériences (Crabtree, 1992 ; Van der Kolk 199, McFarlane, 2010). Contrairement aux mémoires narratives qui sont intégratives, malléables et ajustées dans les schémas cognitifs personnels de l'individu, les souvenirs traumatiques sont dits inflexibles, non narratifs, automatiques, déclenchés et déconnectés de l'expérience ordinaire. Cette non-intégration est considérée comme la base du fait que la mémorisation comporte- mentale, la sensation somatique ou les images intrusives sont déconnectées de la mémoire verbale consciente. Du fait que les souvenirs traumatiques ne sont pas assimilés, ils conservent leur force originelle, « oubliés et donc inoubliables » (Van der Kolk, 19991). Alors que la mémoire narrative ordinaire est dynamique, se modifie et se dégrade au fil du temps, la mémoire traumatique a été décrite comme « indélébile » (Ledoux, 19992)." (Amnésie Traumatique, Muriel Salmona)
C'est vrai que les perceptions sont fines, et que dans un tribunal c'est compliqué. Mais par contre c'est pas compliqué pour un expert sans expertise d'accuser le parent protecteur d'aliéné, de faire des liens divagues (oui c'est un mot) sur un rapport à une rupture, un rapport d'une mère vengeuse, où que le goss fantasme carrément les viols avec son grand-père, là y'a du monde. On se base sur encore moins que rien, mais c'est plus facile d'être misogyne dans cette société que de dire "l'insupportable existe, nous ne devons pas chercher le mensonge à tous pris et faire le procès des mères ou des pères et des victimes mais le procès de l'accusé". L'homme abuse de ses droits, depuis des siècles, et quand les femmes, les enfants, les hommes vous disent qu'ils n'aiment pas ça : les dominants en rigolent entre eux, pendant les procès, pendant des émissions de télé en 1986 et en 2009. Les dominants rigolent. Donc on ferme tous nos bouches. On les coud avec du fil rouge.
Aimons-nous, avec nos différences hommes/femmes, avec vos forces et les nôtres, nos genres, vos petites voitures et notre rose partout si on y tient à ce point ? Les enfants et les hommes doivent être entendus et crus également quand ils dénoncent. Les hommes ont leur apprend à se battre, à tuer. Aux hommes à qui on apprend à se venger. Alors il le font. Tout le temps. Souvent sur les autres femmes quand ils subissent un viol enfant ou ado. Ils vont reproduire l'agressivité, la domination avec "leurs partenaires", ou être dans l'incapacité d'être dans l'intime pendant leurs rapports, ou avoir des "pannes". On les sait, on perd se colère sur quelqu'un de plus faible, on fait croire aux hommes, aux adultes que les femmes et les enfants sont plus faibles, ils le croient dur comme fer. Mais qu'elle faiblesse immense justement. Ils vont le reprocher aux femmes, à leurs fils, à leurs filles. Ce sentiment de propriété qui est en réalité l'inverse. Un enfant ne doit rien, rien à personne, on lui doit tout.
Du coup, notre gamine, notre gamin adolescent(e), elle a des symptômes, des répétitions de viols ou des relations toxiques, violentes sans plus vraiment savoir pourquoi. Elle passe d'une hyper-sexualité à l'asexualité. Elle ne vit pas vraiment, elle est toujours sur un fil rouge entre vie et mort qu'elle a donc cousu avec du fil rouge. Elle réussit des choses, dès qu'elle s'éloigne de sa famille de criminels, elle souffle mais ça revient . Et ça va stagner comme ça dès décennies.
Jusqu’à ce que son corps, très souvent vers 40 ans, 45, parfois plus tard, va faire une levée traumatique. Le corps se souvient d’un seul coup, on vient de le voir avec Muriel, le corps se souvient au calme, peut-être après un événement , peut-être après une odeur et un papier peint, peut-être après un film. Elle se souvenait partiellement du combat de sa mère, des policiers, mais elle avait enfouie tout ce merdier. Elle se souvenait et disait juste à elle-même et aux gens "c'est compliqué", je suis peut-être folle. Sauf que l'amnésie, le système nerveux va se débloquer.
Les sensations reviennent en détails ou en flash, les souvenirs qu’on a réprimés, les cauchemars qu’on faisait c’était pas des trucs bizarres répétitifs. Elle va se pétrifier et hurler, et pleurer, les levées peuvent venir n’importe quand maintenant. Le Dr Coutanceau, lui dit que c'est le déni qui admet, l'amnésie est impossible.
Et c’est le debut de l’orphelinage auquel elle a été condamnée petite qui prend sens. Elle va doucement le mettre en place. Mais un être humain a besoin de sa famille. Il a déjà besoin de savoir d’où il vient, il a besoin de savoir ce qu’il lui ai arrivé ensuite et pas que les traumas. Pourquoi ses parents ont divorcés, pourquoi on allait là en vacances ? Pourquoi ? Pourquoi j'ai fait ce métier. Pourquoi 'j'aime les sardines ? Pourquoi on a immigrés dans ce pays ? Pourquoi je n'aime pas les bananes ? Pourquoi on aime la musique ? Pourquoi on aime porter du bleu .
Les thérapies qui vont coûter une fortune, les psy incompétents et parfois ultra dangereux qui ralentissent ou détruisent définitivement. Les psy …ne sont pas formés au drame de l’humanité qui bousille des millions d'enfant et d'adultes. Mais elle va essayer, de reconstruire, à coût d'EMDR, d'hypnoses, de levées, de livres, de témoignages, rien ne reviens jamais très clairement, des fois ça revient très clairement. C'est une sorte de vol de souvenir. Son père d'abord, ensuite ces flics en Guadeloupe. Ensuite les psy qui n'ont rien VOULU écouter. Mais elle essaye. Peut-être que la seule chose est d'écouter son corps. La guerre est déjà vécue.
Mais elle ne se rend pas compte qu'elle voit encore son père. Ce qui est compliqué dans l'inceste ce qu'on DOIT vivre avec son incesteur, les policiers lui ont demandé ou sa mère irait en prison si elle nous en protègerait. Elle a même intégré que l'inceste DEVAIT AVOIR LIEU. Et son coeur d'enfant s'attache à son père qui lui même a fait son amnésie total ou déni calculé. aussi. Tout ce bordel mélangé crée un bordel psychiatrique. Elle voit encore son père, elle le voit à l'occasion, il l'appelle au téléphone, on le parle jamais de ce qui s'est passé, ....elle ne sait pas encore qu'elle est dissociée. Elle ne sait pas encore que la seule manière de vivre, et de partir loin de celui qui a essayé de la tuer plusieurs fois.
C’est un déni et un aveu de domination, comme le génocide en Palestine. On détruit, on prend tout. On nie, il y a des lois mais on s'en fout, la loi du plus fort. La loi d'un jungle, la loi de.
Les député et la présidente de l’assemblée nationale Maud Petit, sur le documentaire LCP viennent de dire « la justice prend tellement de temps en démocratie ». Biensure, mais même si on prend les temps des votes et des rédactions de lois, les réformes sur les formations aux policiers peuvent aller très vite car les lois sont déjà votés. L’inceste, il me semble, n’est pas permis. Il me semble que le probleme est que vous ne voulez pas PUNIR et arrêtez tous les flics et magistrats qui ont contourné la loi. Que ce soit l'IGPN ou autre. La loi pour l’inceste n’oblige pas du tout une seul forme de preuve comme ils le disent. Au lieu de chercher les mensonge chez l’enfant ou le parent protecteur, chercher à protéger. En tant que député vous pouvez condamner et réprimander mais vous ne le faites pas parce qu'on ne touche pas à la famille.
Votre famille d’élu à la loi, de titulaires à la ville, la famille de LENA, la famille des institutions. C’est connu, on se dénonce pas entre flics, comme on ne dénonce pas l’incesteur de la famille sinon on détruit tout. On est sous Pétain.
Décider une révolution c’est pas simple dans nos têtes colonisées par le sens de la famille.
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by sens
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