170ème FÉMINICIDE en 2025
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54ème en Mai 2026
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Qu'est-ce qui a déconné ?
Les féminicides perdurent à cause de Napoléon ? À cause du néolithique ou de la religion ? À quel moment vous vous êtes dit, qu'on devait vous appartenir ?
Napoléon a dit " buttez-les si elles vous trompent c'est ok". La religion dit "aidez vos femmes" (comme si c'était pas votre vaisselle à vous aussi), "mariez-vous avec plusieurs femmes", le néolithique, la pré-histoire c'était une organisation de la vie humaine, l'homme dehors, chasseur, travailleur, la femme pond les oeufs, garde le nid propret, une organisation donc...., qui a commencé a dégénérer en...possession.
Sur un moment entre toutes les histoires humaines de tous temps, l'homme a bon' cru au fur et à mesure que la femme était une extension de lui, un machin qui ressortait de sa côte, puis d'une pomme avec un serpent hystérique, qui devait ressembler à l'homme. La femme idéale serait une version idéale féminine de nos conjoints. La perversité narcissique, les petites remarques que l'ont confond avec une perversité pathologique, viennent surtout du fait qu'on a habitué Elvis à groomer Priscilla. Ils nous grooment plus ou moins sympatiquement (ça l'est jamais) pour nous faire faire du sport, avoir les cheveux plus long ou nous habiller comme ils le "désir". Y'a déjà un truc de possession. Du corps of course. Ensuite il faudra voter comme eux.
Mais là nous parlons de ces hommes qui nous buttent parce que nous aurions trahis quelques chose. Je me souviens d'un gars en Licence. Une camarade a failli se faire tabasser par un mec de notre classe, immense, pour un désaccord. Elle avait un opinion que lui n'avait pas. Un autre gars, à qui on lui raconte "ce qui s'est passé", dit "c'est bien pour fait elle, elle mérite". Elle mériterait parce qu'elle ferme pas sa gueule sur son opinion tout simple, parce qu'elle a osé s'énerver ? Du coup jusqu'où on va avec ce genre de "droit aux coups" ? Si un simple opinion, échange de mots, le ton monte, elle mériterait une tarte.
"Y'a des femmes elle méritent" j'ai déjà entendu. "Par passion", "elle était hystérique, elle est folle, elle pousse à bout, elle me tape aussi". (oui Amber Heard elle s'est défendue deux fois. Elle n'en avait pas le droit on l'a assez entendu sur tous les réseaux sociaux). On convient bien que la violence réside en nous, mais pour certains elle est maniaque et excuse toute trouvée, nos ancêtres vous en donnait le droit.
De 1810 à 1975, la loi a, par la technique juridique de l'excuse, « excusé » dans certaines circonstances le meurtre de l'épouse par l'époux. Les dispositions de l'article 324 du Code pénal sont claires : le mari qui tue son épouse et l'amant de celle-ci s'il les surprend en flagrant délit d'adultère au sein du domicile conjugal verra sa peine considérablement réduite. La perspective diachronique permet ainsi de comprendre que si aujourd'hui le scandale des féminicides éclate, et s'il parait maintenant totalement inadmissible qu'une femme meure sous les coups de son conjoint, il s'agit d'un changement de paradigme juridique relativement récent.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Voilà donc une juridiction qui introduit ce que le droit d’État rejetait absolument depuis des lustres et qui faisait revenir au jus necandi du droit romain, à savoir le droit à une personne privée de donner la mort.
On imagine les discussions entre les doctes juristes pour s’accommoder de l’injonction impériale. Une voie de compromis a consisté à distinguer le lieu où les amants étaient surpris : au domicile conjugal, et l’excuse était valable ; en dehors, et elle ne l’était plus. Napoléon a acquiescé, témoin, nous dit l’autrice de l’article, de sa vision très pater familias du père maître en son ménage. En effet, l’esprit du Code napoléon comprend la primauté juridique de l’homme comme couvrant un droit de correction du mari envers ses enfants et sa femme, pouvant aller jusqu’au jus necandi.
Quand un mois plus tard, le Corps législatif se saisit du projet de loi. La justification n’est plus trop celle de la primauté juridique, mais plutôt l’émotion et l’humiliation que le mari subit en raison notamment du risque de « faire entrer dans la famille légitime un enfant qui n’appartient point à celui que la loi regarde comme père » ; en clair qu’un « bâtard » porte le nom (et pire, pourrait-on dire, que le mari ne le sache pas). Mais de l’émotion de la femme dans la situation inverse, personne n’en parle. Non plus du risque symétrique que l’amant coupable puisse introduire un bâtard dans la famille de son amante. Au terme des débats, il est convenu que l’excuse est inscrite dans le droit, avec la double réserve que l’adultère soit commis au domicile (pour éviter, dirent les juristes, le cas du mari maladivement jaloux) et concomitamment sur le coup de la colère, et non pour éponger une froide vengeance. On s’accorde alors sur un texte, à savoir l’article 324 alinéa 2 du Code pénal disposant : « Néanmoins, dans le cas d’adultère, prévu par l’article 336, le meurtre commis par l’époux sur son épouse, ainsi que sur le complice, à l’instant où il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale, est excusable », et donc valant une réduction plus ou moins forte de peine.
Le lecteur croit ici l’affaire terminée. Que non ! Il y eut une riche jurisprudence et glose juridique jusqu’à 1930 où l’excuse a été abolie. Relevons quelques-unes de ces arguties :
Le meurtre est-il excusable s’il est double, c’est-à-dire des deux amants à la fois, ou d’un des deux seulement ?
Les féminicides ne s'arrêtent pas. Les lois ne font plus lois pourtant extrêmement encrées dans les psychés.
Au Mexique des milliers de femmes disparaissent sans la moindre possibilité (ou volonté) d'enquête. Un gros reportage a été fait sur Radio France. Des milliers de signalements de disparition sont fait à la suite d'un kidnaping pour intégrer un réseaux de proxénétisme, ensuite on les tuent. Les familles l'ont dans l'bec.
C'est le plus grand génocide de tous les temps, puisqu'il ne cesse depuis depuis des siècles. On pense évidement aux génocides qui ont eu lieu, qui ont lieu en ce moment. Et on pense aux femmes dedans.
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by sens
